La Péritonite Infectieuse Féline (ou PIF)

 Définition          La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie virale, liée à la présence d’un coronavirus, mortelle dans 100 % des cas et extrêmement contagieuse. Cette pathologie constitue un des problèmes les plus important dans les chatteries de part la complexité de sa pathogénie mais aussi de son diagnostic très difficile à poser. Il existe deux formes de la maladies : une forme humide et une forme sèche.         La PIF est recensée chez tous les félidés sauvages et dans le monde entier. Il existe plusieurs sortes de coronavirus : les FECV, qui entraîne des troubles digestifs non mortels et les FIPV responsable de la PIF à fort pouvoir pathogène. Ces 2 virus sont très proche l’un de l’autre et interfèrent l’un avec l’autre au moment du diagnostic.         La transmission de la PIF se fait soit par inhalation ou ingestion de la salive et des selles, de chats à chats, ou par les  bacs à litière et les gamelles contaminées. Les coronavirus sont extrêmement résistant dans le milieu extérieur (7 semaines dans le milieu extérieur). Le virus est toutefois détruit par un simple nettoyage à base de détergent. Le pouvoir infectieux du virus est grand : 95% à 100% des chats en contact avec un chat excréteur sont contaminés par le virus. Le chat devient excréteur entre le moment où il est contaminé par le virus et le début des symptômes. En revanche, lorsque celui-ci est malade il n’excrète plus le virus.         Pour bien comprendre le mode d’infection, il faut distinguer 3 types de chats en fonction de leur immunité (capacité de l’organisme à se défendre contre les infections). Le virus va rentrer dans l’organisme de l’animal par ingestion ou inhalation puis il va  se développer dans différents organes (amygdale, tissu pulmonaire, le tube digestif et les ganglions). Il y a alors trois issus à cette contamination. La première, le chat a de bonnes défenses immunitaires (immunité à médiation cellulaire). Il va alors se débarrasser du virus. D’autres vont garder un peu de virus et ces quelques virus pourront un jour se réveiller et déclencher la maladie (forme de la PIF chez le chat âgé).Si l’immunité est mauvaise, le chat va rapidement développer la forme humide de la maladie.Si l’immunité est moyenne, le chat développera la forme sèche de la maladie.La durée d’incubation est donc variable de quelques mois à quelques années. La PIF touche des animaux de tout âge. Toutefois les jeunes chats et les vieux sont plus touchés. Les chats vivants en collectivité (chatterie, élevage) ont plus de risque de développer la maladie. Symptômes Il existe deux principales formes cliniques de la maladie : la forme humide et la forme sèche.
La phase de contamination se traduit par des symptômes vagues : fièvre (au-dessus de
40°C), une perte d’appétit, un amaigrissement, une fatigue. Puis le chat va passer sur l’une des deux formes.          La forme humide          Le chat va déclencher des vomissements, de la diarrhée, une jaunisse (ictère) puis des difficultés pour respirer. Cette forme de la maladie est dite humide car tous les troubles notés sont liés à la présence de liquide dans l’organisme : les épanchements. Le liquide peut s’installer dans le thorax, autour du cœur ou dans l’abdomen. Le chat est tout maigre avec un ventre énorme. Cette forme est la plus facile à diagnostiquer car le liquide peut  être prélevé et analysé. Il est caractéristique de la maladie : très jaune, un peu visqueux et on retrouve du virus dans le liquide. Après la mise en évidence du virus dans le liquide le diagnostic est fiable à 100 %.           La forme sèche          Elle est plus difficile à décrire car les symptômes sont plus vagues. Il n’y a plus de liquide qui se forme mais on va noter l’inflammation de divers organes (reins, yeux, système nerveux, foie,….). Les symptômes vont être ceux de l’organe atteint (insuffisance rénale, uvéite, crises convulsives, ictère). Il va se former des pyogranulomes, sorte d’abcès sur tous ces organes. Cette forme est très difficile à diagnostiquer car on ne peut pas mettre en évidence le virus (sauf sur biopsie d’organes).  Diagnostic          Il est très difficile. Il existe une sérologie (prise de sang qui dose les anticorps contre le virus) mais qui est positive pour les chats atteints par l’autre souche virale bénigne (FECV). En clair, une sérologie positive ne signifie pas que le chat est atteint par la PIF. De plus, en fin d’évolution, la sérologie devient négative. Un chat ayant un grand nombre de signes de PIF (cliniques et biochimiques) et une sérologie négative ne signifie pas que ce n’est pas la PIF. Ce test est donc très difficile à interpréter et seul votre vétérinaire peut le faire. Pas de conclusion hâtive !           Lors de forme humide, il est possible de poser un diagnostic de certitude en recherchant le virus sur le liquide d’épanchement par PCR.          Le diagnostic de la forme sèche se fera par un faisceau d’arguments biochimiques et hématologique. Traitement          Il n’existe pas de traitement efficace et la PIF est mortelle dans 100 % des cas. On peut donner des traitement de soutien mais qui ne prolongerons que de quelques semaines la vie du chat.Seule la prévention permettrait de limiter la propagation de la maladie. Il existe un vaccin. Celui-ci semblerait peu efficace voire délétère pour l’animal car le chat pourrait, suite à une vaccination, déclarer la maladie. Un nettoyage quotidien dans les collectivités de chats est recommandé afin de limiter la diffusion du virus.      Dr Marianne ROUBY   

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