Vous ne regardez certainement pas régulièrement la bouche et les dents de votre chat. Pourtant, elles doivent faire l’objet de soins de la même manière que vous lui nettoyez les oreilles et les yeux. La salive permet de protéger les dents et la gencive en apportant divers mécanismes de protection contre les bactéries. Elle apporte également des sels minéraux riches en calcium, ce qui participe à la formation du tartre.A la naissance, les chatons naissent sans dents. Elles apparaissent vers l’âge de 3 semaines, souvent d’abord les canines, et les incisives puis les prémolaires entre 5 et 6 semaines. Les chatons possèdent 26 dents. Comme chez nous, les dents de lait tombent et sont donc remplacées par les dents définitives. Malheureusement, le plus souvent vous ne retrouverez pas les dents de lait, la petite souris ne passera donc pas! A partir du troisième mois, le changement de dents commence, incisives et canines d’abord puis molaires et prémolaires.Surveillez que toutes les dents de lait soit bien tombées car dans certains cas celles-ci font de la resistance! Or, il y a dans ce cas l’accumulation de débris alimentaires entre la dent de lait et la dent définitive puisqu’elles sont très rapprochées. Ceci provoque alors une gingivite (les gencives sont rouges et douloureuses). De plus la dent définitive risque de pousser de travers. Surveillez donc particulièrement les incisives et les canines qui sont les dents présentant le plus souvent ce problème. Ceci est néanmoins beaucoup plus rare chez le chat que chez le chien. Votre compagnon possède 30 dents à l’âge adulte. Sur la mâchoire supérieure, il a de chaque coté 3 incisives, 1 canine, 3 prémolaires et 1 molaire. La mâchoire inférieure se compose par côté de 3 incisives, 1 canine, 2 prémolaires et 1 molaires. Les canines lui permettent de tenir, attraper ou encore déchirer. Les prémolaires permettent de couper, tenir et déchirer et les molaires de broyer.Chaque dent est composée de plusieures couches : l’émail, dur et très minéralisé, la dentine contenant des fibres nerveuses (elle représente la partie sensible de la dent pouvant être le siège de douleurs), la pulpe dentaire qui contient notamment des vaisseaux sanguins et des nerfs et le cément qui permet de fixer la dent dans l’os de la mâchoire. La dent est maintenue en place grâce à un tissu de soutien appelé parodonte. Il se compose du ligament parodontal, qui fixe la dent dans l’os de la mâchoire et de la gencive. L’os qui entoure la dent est appelé os alvéolaire.Les structures dentaires décrites ci-dessus peuvent faire l’objet de différentes maladies mais la plus fréquente est liée au developement du tartre. Cette maladie appelée maladie parodontale. Si votre chat a mauvaise haleine, les gencives rouges ou du mal à mâcher, un petit examen de sa bouche par votre vétérinaire s’impose! Dr Axelle Barot
LA BOUCHE DE VOTRE CHIEN
juillet 23, 2007 par santechienLe syndrome coryza félin
juillet 23, 2007 par santechienDéfinition Le coryza est une maladie respiratoire fréquente chez le chat surtout dans les collectivités de chats (chatteries, chats errants). Il s’agit d’une « grippe » du chat. Il regroupe plusieurs agents pathogènes qui sont des virus. On retrouve deux types de virus : calicivirus et l’herpès virus de type 1. Il est fréquent de rencontrer des surinfections à chlamydia (bactéries intra-celluaire). Il est important de retenir deux choses à propos de ces virus. Ils sont très résistants dans le milieu extérieur d’où l’extrême contagion de ces 2 pathologies. Le calicivirus a une capacité de mutation c’est-à-dire qu’il se transforme en une nouvelle souche virale afin d’échapper aux défenses immunitaires de son hôte (à savoir votre chat) échappant ainsi partiellement à la vaccination. Ceci explique qu’un certain nombre de chats vaccinés développent malgré tout la maladie. La maladie se transmet par les écoulements nasaux et oculaires ainsi que la salive. Le pic d’infection de la maladie est en hiver. Les chats ayant été infectés une fois par les virus sont considérés comme des porteurs chroniques. Ils peuvent, lors de stress au sens large (déménagement, introduction d’un autre animal, anesthésie, traitement immuno-suppresseur, leucose, FIV, ect…), déclencher des symptômes de coryza. Ils sont également source d’infection pour leurs congénères. Symptômes et diagnostic Les symptômes, les premiers jours, sont de la fièvre et une baisse de l’appétit. Puis se développent des symptômes respiratoires : éternuments, nez qui coule, yeux rouges, chat qui bave et qui a du mal à manger (difficultés à mâcher et à avaler). Ceci est lié souvent à la présence d’ulcères buccaux (sortes d’aphtes) sur la langue et le palais ainsi que de stomatites (gencives rouges). Le chat peut également développer des ulcères cornéens. Les complications fréquentes sont les surinfections respiratoires avec une évolution vers une pneumonie, pouvant entraîner le décès de l’animal. Une guérison est obtenu en une 10 zaine de jours. Le diagnostic est clinique (symptômes et historique de l’animal). On peut également recherché par prélèvements buccaux ou oculaires, les 2 virus (technique PCR) afin de déterminer le statut de l’animal vis-à-vis de ces deux virus. Une radiographie pulmonaire peut vous êtes proposé afin de rechercher des signes de pneumonie. Traitement Comme toute maladie virale, il n’y a pas de traitement direct contre le virus. On va alors gérer les complications. Lors de symptômes respiratoires, on proposera, en fonction de l’intensité des symptômes, une mise sous antibiotiques pour limiter les surinfections. Les anti-inflammatoires sont indiqués lors de fièvre intense afin de permettre au chat de retrouver l’appétit. Une aérosolthérapie (inhalation) permet de dégager les voies respiratoires. Votre vétérinaire vous expliquera la mise en œuvre de celle-ci. Pour les aphtes, on peut appliquer des gels anesthésiques sur les lésions afin de soulager l’animal. En cas de symptômes buccaux plus intense, un bilan bucco-dentaire associé à des soins plus spécifiques (extraction dentaire) peut être nécessaire. Les complications oculaires (ulcères cornéens) sont traités par des collyres ou parfois nécessitent même une chirurgie.
Actuellement de nouveaux traitements peuvent être proposé afin de renforcer le système immunitaire du chat ce qui permettra de se débarasser du virus ou de diminuer le nombre de virus (charge virale). Il s’agit des traitements à base d’interféron (locale ou par voie générale). Leur efficacité à ce jour est peu connue. Prophylaxie Le meilleur moyen de prévention du coryza est la vaccination. On débute les vaccinations dès l’âge de 6 semaines avec un rappel 1 mois plus tard puis tous les ans.
Si vous avez hébergé un chat porteur, bien désinfecter avec de l’eau de javel les lieux où celui-ci à séjourner. Le mieux est de faire un vide sanitaire avant d’introduire un nouveau chat (7 jours). En communauté (chatteries, élevage) cela n’est toujours pas techniquement possible. On choisira d’isoler les animaux malades des sains. Dr Marianne Rouby
Le nettoyage des oreilles
juillet 23, 2007 par santechien Le nettoyage des oreilles fait parti des soins des hygiènes réguliers que l’on recommande, notamment chez certaines races de chiens qui ont les oreilles tombantes (braque, labrador, CKC,….). De plus certains chiens (ex : cocker) possèdent plus de glandes cérumineuses et fabriquent donc plus de cérumen que d’autres ce qui a tendance à encrasser le conduit auditif. Il est fréquent de soulever les oreilles de votre animal et de sentir une odeur rance associé à de gros dépôts marron. Chez le chat, le nettoyage est moins indispensable, les oreilles de chats ne retombant pas et ne sécrétant pas beaucoup de cérumen. Seul quelques races comme les siamois, les orientaux, les sphinx ou les rex peuvent produire du cérumen.Chez l’animal normal, la fréquence de nettoyage est tous les 15 jours à 3 semaines. Pour d’autres, un nettoyage hebdomadaire s’avère nécessaire. Un bon nettoyage auriculaire permet de limiter les otites dont la cause numéro est la mauvaise hygiène. Pour les chiens nageurs et plongeurs, il est très important de nettoyer les oreilles après chaque bain. Les types de produits, que vous devez utiliser, sont des produits spécifiques pour l’hygiène auriculaire des carnivores domestiques que vous trouverez chez votre vétérinaire. Le produit ne doit pas être gras.
La technique de nettoyage est simple. Pas d’angoisse de faire des dégats dans l’oreille de votre fidèle ami, la nature est bien faite, le conduit auditif chez les carnivores fait un coude et vous ne pouvez pas percer le tympan contrairement à chez l’homme. A proscrire les cotons tiges, ils enfoncent le cérumen dans le fond du conduit. Pour le nettoyage, on se munit du produit nettoyant, d’un petit mouchoir en tissu et de ses menottes. Il faut d’abord instiller une petite giclée du produit dans le conduit auditif (ne pas hésiter à bien rentrer l’embout) puis on masse énergiquement la partie cartilagineuse du pavillon (partie à la base de l’oreille) afin de faire remonter toutes les saletés du fond du conduit totalement inaccessible (cause fréquente de rechute des otites). Puis on retire le jus marron à l’aide du kleenex. En cas d’oreilles très sales, on peut être amener à répéter plusieurs fois l’opération. Eventuellement, en fin de nettoyage vous pouvez finir les plis cartilagineux du conduit externe avec un coton tige. Attention, lors du dépôt du produit, votre animal risque de se secouer frénétiquement la tête, ce qui a pour conséquence, si vous ne tenez pas le conduit auditif, de vous repeindre totalement avec le produit. Protégez vous contre ces projections intempestives (ou au moins préparez vous psychologiquement !). Voilà vous êtes prêts ! C’est à vous. Dr Marianne Rouby
La leucose féline
juillet 23, 2007 par santechien Définition La leucose féline est une maladie virale, liée à la présence d’un virus, le FelV (rétrovirus genre oncornavirus C). La présence de ce virus chez le chat induit une immuno-suppression (diminution du système immunitaire) rendant l’animal sensible à de nombreuses infections ainsi que le développement de tumeurs (cancers). C’est l’une des maladies infectieuses les plus importante de l’espèce féline mais aussi une des plus complexe. Epidémiologie Le taux de chat infectés dépend essentiellement de leur lieux de vie : moins de 1% pour les chats vivants seuls chez des particuliers depuis leur plus jeune âge et jusqu’à 30 % pour les collectivités de chats errants.Le mode de contamination se fait par des chats atteints par le virus et présentant une virémie permanente (présence de virus dans le sang). Le virus est transmis par les larmes, la salive, les selles, les urines, le sang, le lait. Toutefois la présence du virus est beaucoup plus faible dans les urines et les selles.Il est important de retenir que le virus est peu résistant dans le milieu extérieur. La contamination nécessite la rencontre direct entre un chat porteur et un chat sain. De plus la contamination n’est pas systématique. Elle dépend de l’âge de l’animal : le chaton est très sensible à l’infection. 70% à 100% des chatons deviennent porteurs chroniques de la maladie contre 10% à 20% pour des chats à l’âge adulte lors d’exposition répétée au virus. La contamination dépend aussi de la force du système immunitaire des chats. Lors de l’exposition au virus, on distingue 3 catégories de chats. La première (très bon système immunitaire soit 40 % des chats) va se protéger contre le virus et ne développera jamais la maladie. Une deuxième catégorie (système immunitaire moyen soit 30 % des chats) seront dit virémique transitoire et élimine le virus en quelques mois. Enfin la dernière catégorie de chats virémique permanent (30 % des animaux) et qui développera la maladie.La contamination se fait selon plusieurs modes : lors de bagarre (morsure profonde), rapport sexuel, par la mère (passage par le placenta et au cours de l’allaitement), lors de toilette répétée entre chats. Symptômes On distingue deux catégories de symptômes, ceux liés à la primo-infection (entrée du virus dans l’organisme) et ceux après l’installation du virus.
La primo-infection se déroule en 3 à 6 semaine et est dû à la multiplication du virus dans le sang. Le chat est abattu, présente de la fièvre et de gros ganglions. A l’issu de cette première infection soit le chat guéri totalement (disparition des symptômes et du virus) soit il devient porteur chronique (disparition des symptômes et persistance du virus). La phase clinique peut apparaître quelques mois à plusieurs années après la primo-infection. La moyenne de survie au cours de cette phase est de 3 ans. La clinique de cette virose est très variée. Chez la chatte gestante, la leucose est responsable d’avortement et de mort fœtale. Le FelV induit de nombreux cancers : lymphosarcome médiastinaux, multicentrique, leucémies lymphoïdes, leucémies myéloïdes, fibrosarcomes. Le chat peut développé de nombreux troubles de la lignée rouge (plaquettes et globules rouges) : anémie anaplasique, auto-immune. La leucose est également responsable d’immunodépression. Des maladies opportunistes vont se développer (cystite, infection dentaires, pulmonaires, toxoplasmose, hémobartonellose, mycoses,…). Le décès du chat est inéluctable. Diagnostic Le diagnostic de certitude est établi par une prise de sang (sérologie technique ELISA) afin de rechercher la présence du virus. Un premier prélèvement doit être réalisé et un second 12 semaines plus tard afin de confirmer le premier test. Prophylaxie Il convient dans un premier temps d’identifier tous les chats porteurs de la leucose. C’est pourquoi votre vétérinaire vous proposera systématiquement un test de dépistage lors de l’acquisition d’un nouveau chat surtout si vous possédez déjà un petit félin. En fonction des résultats du test, votre vétérinaire vous conseillera sur la conduite à tenir. Chaque cas est particulier et aucune règle générale ne peut être appliqué. La gestion de la leucose n’est pas la même si on se place en collectivité ou chez des particuliers. Les détergents neutralisent le virus. Il est donc très important dans les collectivités de chats notamment, de nettoyer tous les jours les gamelles, litières et cages. On conseille également d’isoler les animaux sains des porteurs (en collectivité).Il existe un vaccin contre la leucose. Ce vaccin n’est pas efficace à 100 %. Il doit être recommandé essentiellement chez des animaux surexposés à la maladie (chats sortant à l’extérieur régulièrement). Il est donc important de retenir qu’un chat vacciné peut quant même s’infecter avec le FelV. On conseillera également un dépistage systématique avant la première vaccination contre la leucose. Traitement Il n’existe pas de traitement permettant de guérir le chat. La lutte contre le virus passe par des traitements visant à stimuler le système immunitaire (interféron) mais leur efficacité à ce jour n’est pas réellement démontrée. Les complications liés au virus (tumeurs, infections) doivent être traité spécifiquement afin d’améliorer et d’allonger l’espérance de vie de l’animal. La mort ne peut cependant être évitée. Dr Marianne Rouby
Le typhus chez le chat
juillet 19, 2007 par santechienDéfinitionLe typhus ou panleucopénie féline est une maladie virale, extrêmement contagieuse, donnant une diarrhée hémorragique, souvent mortelle chez le chaton et le vieux chat. Le typhus est heureusement très rare de nos jours, ayant quasiment disparu grâce à la vaccination.Ce virus appartient à la famille des parvovirus et se rapproche donc de la parvovirose canine. Il est extrêmement résistant dans le milieu extérieur (résistance aux détergents, javel, formol, à la pasteurisation) ce qui explique le caractère très contagieux de la maladie. Symptômes Le chat présente une diarrhée hémorragique très importante, d’apparition brutale associée parfois à des vomissements. L’animal présente un état général très mauvais. Il est abattu, prostré, ne mange pas et ne boit pas. Il est général très déshydraté. Les troubles digestifs sont dit incoercibles c’est-à-dire continu. Les symptômes de ce type sont essentiellement rencontrés chez le jeune animal et chez le chat âgé, chez le chat adulte les symptômes sont plus modérés.
On rencontre en général le typhus dans les collectivités de chats (chats errants vivants en groupe) n’étant pas vaccinés. La mortalité est élevée et certaine, en l’absence de traitement, en quelques jours maximum (24 à 36 heures après le début de l’infection).
Diagnostic et traitement Le diagnostic peut être posé par une recherche du virus dans les selles (écouvillon rectal). En cas de diarrhée hémorragique profuse associée à une baisse très importante de l’état général, il est indispensable de faire hospitaliser votre animal afin de mettre en œuvre un traitement symptomatique des troubles digestifs. En effet, l’état actuel des connaissances (humaine et vétérinaire), ne permet pas de donner de traitement efficace contre les virus. Seul un traitement symptomatique sera administré au cours l’hospitalisation. Il nécessite une mise sous perfusion et l’administration d’anti-vomitif et anti-diarrhéique.
Il est donc important de faire vacciner son animal contre le typhus. Le vaccin est très efficace et ne comporte pas d’effets secondaires. Il a permis d’éradiquer en grande partie cette maladie. Le meilleur moyen de prévention est donc la vaccination de tous les chats même de ceux vivant en milieu clos. Dr Marianne Rouby
La gestation chez la chatte
juillet 11, 2007 par santechienLa gestation (grossesse) chez la chatte dure entre 52 et 74 jours avec une durée moyenne de 65 jours. La plus part des chattes mettent bas entre le 64ème et 66ème jour. La détermination du moment de la fécondation est difficile car la chatte a souvent été saillie à l’extérieur. Il est possible de confirmer le diagnostic de gestation à partir de 21ème jour après la saillie par échographie abdominale. On peut également déterminer à quelques jours près, l’âge des fœtus. En revanche, le nombre de chatons sera déterminer après le 45ème jour par radiographie. On compte alors le nombre de crânes et de colonnes visibles. Il est important de faire suivre votre chatte par votre vétérinaire. Vous devez lui présenter à partir du 21ème jour pour confirmer le diagnostic de gestation puis après le 45ème jour afin de déterminer le nombre de petits pour être certain qu’au moment de la mise bas tout le monde est bien sorti….Au cours de la gestation et notamment sur le dernier tiers, la chatte doit recevoir une alimentation riche en protéine et en calcium afin de couvrir le déficit énergétique lié à son état. Le mieux est de l’alimenter avec une nourriture pour chaton que vous vous procurerez dans le réseau spécialisé (vétérinaire ou animalerie). Vous garderez cette alimentation lors de la lactation qui est aussi un moment de grande perte énergétique pour la chatte. En cas d’aliment carencé votre chatte pourra présenter une hypocalcémie sévère (chute du calcium dans le sang) et un état de faiblesse pouvant aller jusqu’à l’hospitalisation.Votre vétérinaire est là pour vous conseillez dans cette période mêlant la joie, l’excitation mais aussi l’angoisse du bon déroulement de la gestation et de la mise bas. N’oubliez que la nature est bien faite et que la plus part des chattes s’autogèrent très bien et que bien souvent nous, humains, sommes plus stressés que nos petits amis à quatre pattes! Dr Marianne Rouby
La mise bas chez le chat,
juillet 11, 2007 par santechienLa chatte met bas vers le 65ème jour de gestation. Le terme de la gestation peut être plus tardif (jusqu’à 74 jours chez certaines chattes) notamment chez les primipares (chattes pour lesquelles il s’agit de la première mise bas ou en cas de portée avec 1 ou 2 chatons). Les premières modifications sont le changement de comportement de la chatte. Elle cherchera soit à s’isoler ou au contraire deviendra très collante dans les jours qui précèdent le début du travail. Elle peut se mettre à gratter ou faire une sorte de niche (sous votre couette ou dans une armoire). Le tissu mammaire va s’hypertrophier et quelques jours avant la mise bas on peut noter la présence de lait. La température corporelle chute vers les 37,7°C. On peut visualiser le bouchon muqueux avant le début des contractions (pertes rougeâtres). Lors des premières contractions, vous devez rester discret, ne pas manipuler les petits. Si la chatte ressent le moindre stress, elle peut rejeter les chatons (ne pas les allaiter voir les manger !). Une fois engagé, le chaton doit sortir dans les 30 minutes. Il peut se présenter soit la tête et les pattes avant en premier ou par les postérieurs sans que se soit anormal. Le placenta suit en général et la chatte le mange. L’intervalle entre 2 chatons peut être long (quelques heures). La chatte se repose entre les bébés. Certaines chattes expulsent les derniers chatons plusieurs heures (parfois 12 h) près le début du travail. Donc ne pas se précipiter sur la césarienne. Le déroulement de la mise bas dans le calme conditionne beaucoup le caractère maternel de la chatte et sa capacité à s’occuper de ses petits. A la fin du travail bien vérifier que le nombre de chatons correspond au nombre calculé par radiographie et que tout le monde est bien sorti. La chatte et ses petits doivent être placé dans une pièce dont la température est environ de 20 à 25 °C. Les chatons ne peuvent pas réguler leur température et risquent donc de mourir d’hypothermie. Surveillez que les chatons sont tous bien vifs et qu’ils tètent correctement. En cas de doute n’hésitez à contacter votre vétérinaire qui vous soutiendra dans ce moment de bonheur mais aussi de stress ! Dr Marianne Rouby
La reproduction des chats
juillet 9, 2007 par santechienLa maturité sexuelle chez la chatte est atteinte vers l’âge de 6 à 9 mois. L’animal doit peser au minimum 2 kg pour avoir ses premières chaleurs. Les chaleurs, chez les carnivores domestiques, correspondent au moment de l’ovulation c’est-à-dire le moment où l’ovule peut être fécondé. Il est en général très facile de constater que sa petite minette est en chaleur. Celle-ci devient particulièrement câline. Elle se roule par terre en ronronnant. Elle lève les fesses en l’air et surtout elle vocalise énormément au point souvent de faire passer quelques nuits blanches à ses propriétaires. On peut remarquer, au moment de l’acceptation du mâle, des pertes blanchâtres à rose teintées au niveau de la vulve. La chatte présente deux particularités dans son cycle sexuel. La première est la saisonnalité de la reproduction. La période des chaleurs dépend de la durée des jours. En France, la période de reproduction est de février au début de l’automne. Ceci explique le drame chronique au moment des fêtes de Noël, où un certains nombres de personnes nous réclament, désespérés, des petits chatons introuvables à cette période de l’année du fait du cycle de reproduction de la chatte. La deuxième particularité est l’ovulation dite provoquée. Contrairement à la femme ou au chien, une chatte n’ovule qu’après avoir subi plusieurs coïts. La diversité des chatons dans une même portée peut donc être lié à la présence de plusieurs pères au moment de la saillie. Lorsqu’il n’y a pas de rapport sexuel, les chaleurs s’enchaînent toutes les semaines à toutes les 3 semaines en fonction de l’animal. Le chat est une espèce qui se reproduit très facilement. La chatte peut à nouveau être saillie 1 mois après la mise bas. Les siamois et les européens sont particulièrement prolifiques. Les chats à poils longs ont souvent une période de repos sexuel plus longue et des chaleurs moins fréquentes et plus discrètes. Le chat mâle est mature vers l’âge de 8 à 10 mois, pour un poids de 3 kg environ. Certains mâles peuvent être plus précoces. Pour les mâles, aussi, la période de l’année est importante puisque la qualité de la semence ainsi que la libido sont meilleures de la fin de l’hiver à la fin de l’été. Il est important, si on veut faire reproduire un couple de chats, de les laisser pratiquer plusieurs coïts au cours de la même journée afin accroître les chances de gestation. Dr Marianne Rouby
La vermifugation de votre chat
juin 27, 2007 par santechienLa vermifugation est l’administration de vermifuge à votre chat. Il s’agit de lui administrer un produit qui va tuer des petits amis qui se trouve dans son tube digestif, les vers nommés par nous les vétérinaires, parasites internes. La vermifugation est importante car un certains nombres de ces parasites sont transmissible à l’homme (ascaris, vers longs comme des spaghettis mesurant jusqu’à 20 cm chez l’homme). Vous caressez votre fidèle ami, ramassez alors un certain nombre d’œufs de vers sur son pelage, puis vous portez vos doigts à la bouche et vous voilà contaminez par nos amis les vers ! Il est bien évident que nous les adultes, propre et bien élevés, avons moins de chance de nous contaminer (lavage de main régulier) que les enfants qui sont plus exposés. Pour info, une étude réalisé chez les étudiants vétérinaires (population à risque car surexposé aux parasites) montre que 30 % de ceux-ci sont porteurs de parasites internes. Il est donc très important de vermifuger votre chat, surtout si il sort et capture des proies. Le chaton doit être vermifuger dès l’âge de 15 jours à l’aide de vermifuge adapter à son âge et son poids. Puis il sera vermifugé tous les mois jusqu’à 6 mois. A l’âge adulte, on vermifugera 1 à 4 fois par an en fonction des sorties du chat. Choissez plutôt le retour de vacances quand le chat a eu un accès à l’extérieur et donc des chances de se contaminer. Parents, vermifuger bien vos animaux et vos enfants. Il est préférable d’acheter votre vermifuge chez votre vétérinaire qui vous donnera la molécule adaptée à votre animal car il existe un très grand nombre de vermifuges sur le marché qui ont des efficacités très variable. La réussite d’une vermifugation est liée aussi à son mode d’administration. Il est parfois très difficile de donner un vermifuge à votre chat. Qui n’a pas retrouvé le comprimé sous sa commode de salle à manger ou s’est battu avec son gros matou préféré qui bave comme un chat enragé…..Les laboratoires ont donc fait des petits comprimés plus facile à donner, des comprimés appétents (qui sont bons à manger) et des pipettes à appliquer directement sur la peau de votre chat, pour les plus difficiles. Votre vétérinaire sera vous conseillez sur le choix du vermifuge de votre chat. Dr Marianne Rouby
La castration du chat…
juin 18, 2007 par santechienVous vous demandez si vous devez faire castrer votre chat et comment cela se passe. La castration constitue en l’ablation chirurgicale des testicules. Elle est possible dès l’âge de 6 mois. Elle se déroule sous anesthésie générale (le risque zéro au cours d’une anesthésie n’existe pas). C’est une intervention simple, courte et fréquemment pratiqué par votre vétérinaire. La veille de l’opération vous devez mettre votre animal à jeun : dernier repas vers 20h00 et retrait de l’eau vers minuit, rien le matin de l’intervention. Vous déposerez ensuite votre animal, le matin chez votre vétérinaire et vous le récupérer le soir même, peut être un peu fatigué (effets de l’anesthésie). A son retour à la maison, le soir, il faut le placer au calme, dans la pénombre et éviter de lui donner à manger (risque de fausse déglutition lié à l’anesthésie et donc d’étouffement). La semaine qui suit vous devez changer sa litière par du papier journal ou absorbant coupés en morceaux pour éviter que votre chat n’infecte la plaie de castration. Vous devez également éviter les sorties. Les avantages de la castration sont que votre chat sera plus calme (moins de bagarre avec ses congénères et plus câlin avec vous), qu’il ne marquera pas son territoire en urinant dans tous les coins de votre maison et qu’il ne se reproduira pas comme un « lapin », le chat étant une espèce ayant une reproduction active. Le seul inconvénient est la prise de poids liée à la castration. Pour éviter cette prise de poids, vous devez jouer avec lui pour qu’il ait une activité physique l’aidant à brûler les calories. Vous devez également lui donner une alimentation spécifique pour chat castré qui est allégée en calories. Demandez conseil à votre vétérinaire qui sera vous indiquer une alimentation adaptée et qui peut vous proposer des échantillons de différentes marques. Dr Marianne Rouby