Vous devez en permanence changer d’aliments car votre chat se lasse. Il faut caresser Minou pour que celui-ci daigne regarder sa gamelle. Il a la diarrhée ou il vomit, dès que vous changer la moindre chose dans son régime. Il mange ses croquettes deux par deux ou au contraire englouti tout en trente secondes. Il affectionne particulièrement votre plante verte préférée (voire toute vos plantes vertes). Il méprise la gamelle d’eau que vous lui avez choisi avec amour, pour préférer boire, au choix, l’eau croupie des plantes vertes (encore elles !), l’eau de la cuvette des toilettes, directement au robinet qui coule, se qui plombe votre facture d’eau et détruit la planète, l’eau de votre verre ou de votre carafe….Non, votre chat n’est pas fou, il n’est pas pleins de tocs, c’est normal ! Le chat est un animal très difficile et capricieux face à l’alimentation. Un certain nombre de ces comportements sont liés au mode vie lointain de nos petits félins. Voici quelques clefs pour mieux les comprendre…La prise d’aliment solide ainsi que l’apprentissage de la boisson (laper) se fait vers l’âge de 4 semaines. Le chaton va s’imprégner jusqu’à l’âge de 6 mois avec les aliments proposés suite au sevrage. Plus l’alimentation sera diversifiée pendant cette période, moins le chat sera difficile. Une fois les habitudes alimentaires prises, il sera difficile de le faire changer. Le chat, à l’état naturel, est un prédateur qui capture des petites proies et qui grignote tout au long de la journée. On comprend alors la passion des chats pour les insectes, les lézards et les petits rongeurs. Certains chats préfèrent manger la nuit, d’autres le jour. La castration peut modifier la prise alimentaire et rendre le chat vorace. Il faut alors le rationner en 2 repas minimum. Le distributeur de croquettes permet de distribuer de petites quantités tout au long de la journée et de respecter ainsi la physiologie du chat. L’aliment attire d’abord le chat par son odeur. Le chat, comme tous les carnivores, a un très bon odorat. Il repère son aliment comme ça. Le chat ne voit bien que les objets en mouvement. C’est pourquoi, il aura du mal à repérer un aliment inerte au sol. Il se guidera par son odorat. Il déteste les odeurs épicées, l’aloès, le citron, la naphtaline,…Le goût de votre chat est plus développé que celui du chien. Il ne reconnaît que très peu les saveurs sucrées. L’introduction d’un nouveau chat, la vie parmi les humains, peut modifier par mimétisme le comportement alimentaire de votre chat. Certains chats vont prendre les aliments avec leurs pattes comme avec une cuillère.Tout changement peut perturber le comportement alimentaire et le rendre anorexique (maladie, changement de lieu de vie). La perte d’appétit est un signe de mal être au sens large du terme. Le chat est sujet à l’anorexie d’origine psychogène. Le chat, à son origine, est un animal vivant dans le désert. Il est donc considéré comme un économiseur d’eau. Il boit peu et en petite quantité. Il faut toujours stimuler la prise de boisson en plaçant l’eau dans une écuelle en verre ou en porcelaine. Le chat préfère l’eau fraîche (entre 4°C et 10°C). Il possède des fibres gustatives pour l’eau et ne supporte pas que celle-ci ait un goût ! C’est pourquoi le chat va changer de site d’abreuvement au cours de la journée.Voilà les quelques informations qui vous permettront de répondre à une série de questions sur les étranges comportements de votre chat. Dr Marianne Rouby
Archives pour septembre 2007
Comment mnage mon chat?
septembre 4, 2007Le fibrosarcome
septembre 4, 2007Le fibrosarcome est une tumeur qui se développe sous la peau (tissu sous cutané). Il s’agit des cellules de la peau (fibroblastes) qui deviennent « folles ». Elles se transforment en cancer. Ce cancer de la peau est l’un des plus fréquent chez le chat et a une présentation clinique très spécifique de cette espèce. En caressant votre chat, vous allez découvrir une boule dure qui roule sous la peau. Elle se localise, en général, derrière les épaules mais peut se développer un peu partout sur le corps de l’animal. La taille de cette boule est variable en fonction du moment de la découverte de la boule. Le fibrosarcome est un cancer qui métastase peu (les métastases sont des petits cancers annexes qui se développent dans le reste de l’organisme). La gravité de cette maladie provient du risque de récidive locale qui est très élevée malgré un bon traitement. Le chat récidive quelques semaines à quelques années plus tard sur le premier site d’exérèse. Après plusieurs chirurgies, il devient très difficile d’opérer. La tumeur va alors se développer et faire souffrir votre chat. En cas de suspicion de fibrosarcome, une chirurgie afin de retirer le plus large possible la tumeur doit être envisager au plus vite. En effet, le fibrosarcome est une tumeur qui peut grossir très vite. La chirurgie constitue une étape très importante du traitement. On peut associer après la chirurgie une radiothérapie sur le site de la chirurgie. On pose un fils d’iridium pendant 5 jours. Ce traitement nécessite obligatoirement une hospitalisation dans une structure adaptée (cage plombée) car le chat est radioactif pendant toute la période où le fils est en place. Cette thérapie est assez coûteuse. De plus de récentes données montrent que ces résultats sont très discutables. D’autres d’axes de recherches sur les thérapeutiques possibles en complément sont en cours (interleukines). La fibrosarcome se développe plus particulièrement chez des chats ayant une fragilité cutanée. Ces chats auraient un déficit de leur immunité au niveau cutané. Chaque effraction de la barrière cutanée (morsure, injection,….) induirait un risque de développer plus tard un fibrosarcome. Il existe un débat concernant les vaccins. Certains recommandent de limiter chez ces chats au minimum les vaccins obligatoires afin de réduire le risque de fibrosarcome. L’hydroxyde d’aluminium est fréquemment retrouvé dans les fibrosarcomes. Il s’agit d’un produit qui sert dans la fabrication de certains vaccins (leucose et rage). Les vaccins dernières générations sont sans cet excipient. D’autres facteurs influencent l’augmentation du risque de développer un fibrosarcome : le site d’injection, la température du vaccin, etc…..Le fibrosarcome est un cancer fréquent et grave. Toutefois, certains chats ne récidivent jamais. Un chat ayant eu un fibrosarcome doit être examiné régulièrement par son vétérinaire afin de dépister toute récidive Dr Marianne Rouby.
Au Secour mon chat est drogué
septembre 4, 2007Vous rentrez d’une journée shopping et parmi toutes vos trouvailles, vous ramenez de l’herbe à chat de l’animalerie. Vous présentez ce petit présent à votre minou préféré. Curieux, comme tout chat, il renifle. Et là, une crise de 10 minutes se déclenche…Il se secoue, se frotte et se roule sur la plante. Il a les pupilles dilatés. Votre chat est en trans. Puis au bout d’un bon quart d’heure, il devient tout mou, comme épuisé de sa crise. Mais que se passe t-il ? Un certain nombre d’herbes, appartenant à la famille des Labiées, ont une action stimulante chez certains chats (66 % des chats), proche de celle des LSD. Cette molécule odorante est la népétalactone. Les plantes dégageant ce type d’odeur, sont le thym, la valériane et la cataire. D’autres plantes japonaises possèdent des molécules proches de la népétalactone et ont une action similaire. L’olivier, le papyrus et le kiwi attirent aussi les chats et les mettent en trans.Le comportement du chat a une influence sur l’intensité de la réaction. Les chats sociaux auront une réaction plus intense que les chats timides. Dans le commerce, les supports à herbe à chat sont parfois de mauvaise qualité ce qui explique l’inefficacité du jouet. A ne pas mettre entre toutes les pattes !
Dr Marianne Rouby
La Péritonite Infectieuse Féline (ou PIF)
septembre 4, 2007 Définition La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie virale, liée à la présence d’un coronavirus, mortelle dans 100 % des cas et extrêmement contagieuse. Cette pathologie constitue un des problèmes les plus important dans les chatteries de part la complexité de sa pathogénie mais aussi de son diagnostic très difficile à poser. Il existe deux formes de la maladies : une forme humide et une forme sèche. La PIF est recensée chez tous les félidés sauvages et dans le monde entier. Il existe plusieurs sortes de coronavirus : les FECV, qui entraîne des troubles digestifs non mortels et les FIPV responsable de la PIF à fort pouvoir pathogène. Ces 2 virus sont très proche l’un de l’autre et interfèrent l’un avec l’autre au moment du diagnostic. La transmission de la PIF se fait soit par inhalation ou ingestion de la salive et des selles, de chats à chats, ou par les bacs à litière et les gamelles contaminées. Les coronavirus sont extrêmement résistant dans le milieu extérieur (7 semaines dans le milieu extérieur). Le virus est toutefois détruit par un simple nettoyage à base de détergent. Le pouvoir infectieux du virus est grand : 95% à 100% des chats en contact avec un chat excréteur sont contaminés par le virus. Le chat devient excréteur entre le moment où il est contaminé par le virus et le début des symptômes. En revanche, lorsque celui-ci est malade il n’excrète plus le virus. Pour bien comprendre le mode d’infection, il faut distinguer 3 types de chats en fonction de leur immunité (capacité de l’organisme à se défendre contre les infections). Le virus va rentrer dans l’organisme de l’animal par ingestion ou inhalation puis il va se développer dans différents organes (amygdale, tissu pulmonaire, le tube digestif et les ganglions). Il y a alors trois issus à cette contamination. La première, le chat a de bonnes défenses immunitaires (immunité à médiation cellulaire). Il va alors se débarrasser du virus. D’autres vont garder un peu de virus et ces quelques virus pourront un jour se réveiller et déclencher la maladie (forme de la PIF chez le chat âgé).Si l’immunité est mauvaise, le chat va rapidement développer la forme humide de la maladie.Si l’immunité est moyenne, le chat développera la forme sèche de la maladie.La durée d’incubation est donc variable de quelques mois à quelques années. La PIF touche des animaux de tout âge. Toutefois les jeunes chats et les vieux sont plus touchés. Les chats vivants en collectivité (chatterie, élevage) ont plus de risque de développer la maladie. Symptômes Il existe deux principales formes cliniques de la maladie : la forme humide et la forme sèche.
La phase de contamination se traduit par des symptômes vagues : fièvre (au-dessus de 40°C), une perte d’appétit, un amaigrissement, une fatigue. Puis le chat va passer sur l’une des deux formes. La forme humide Le chat va déclencher des vomissements, de la diarrhée, une jaunisse (ictère) puis des difficultés pour respirer. Cette forme de la maladie est dite humide car tous les troubles notés sont liés à la présence de liquide dans l’organisme : les épanchements. Le liquide peut s’installer dans le thorax, autour du cœur ou dans l’abdomen. Le chat est tout maigre avec un ventre énorme. Cette forme est la plus facile à diagnostiquer car le liquide peut être prélevé et analysé. Il est caractéristique de la maladie : très jaune, un peu visqueux et on retrouve du virus dans le liquide. Après la mise en évidence du virus dans le liquide le diagnostic est fiable à 100 %. La forme sèche Elle est plus difficile à décrire car les symptômes sont plus vagues. Il n’y a plus de liquide qui se forme mais on va noter l’inflammation de divers organes (reins, yeux, système nerveux, foie,….). Les symptômes vont être ceux de l’organe atteint (insuffisance rénale, uvéite, crises convulsives, ictère). Il va se former des pyogranulomes, sorte d’abcès sur tous ces organes. Cette forme est très difficile à diagnostiquer car on ne peut pas mettre en évidence le virus (sauf sur biopsie d’organes). Diagnostic Il est très difficile. Il existe une sérologie (prise de sang qui dose les anticorps contre le virus) mais qui est positive pour les chats atteints par l’autre souche virale bénigne (FECV). En clair, une sérologie positive ne signifie pas que le chat est atteint par la PIF. De plus, en fin d’évolution, la sérologie devient négative. Un chat ayant un grand nombre de signes de PIF (cliniques et biochimiques) et une sérologie négative ne signifie pas que ce n’est pas la PIF. Ce test est donc très difficile à interpréter et seul votre vétérinaire peut le faire. Pas de conclusion hâtive ! Lors de forme humide, il est possible de poser un diagnostic de certitude en recherchant le virus sur le liquide d’épanchement par PCR. Le diagnostic de la forme sèche se fera par un faisceau d’arguments biochimiques et hématologique. Traitement Il n’existe pas de traitement efficace et la PIF est mortelle dans 100 % des cas. On peut donner des traitement de soutien mais qui ne prolongerons que de quelques semaines la vie du chat.Seule la prévention permettrait de limiter la propagation de la maladie. Il existe un vaccin. Celui-ci semblerait peu efficace voire délétère pour l’animal car le chat pourrait, suite à une vaccination, déclarer la maladie. Un nettoyage quotidien dans les collectivités de chats est recommandé afin de limiter la diffusion du virus. Dr Marianne ROUBY
La cystite interstitielle féline
septembre 4, 2007Définition La cystite interstitielle féline est une inflammation du bas appareil urinaire (vessie et urètre, le tuyau qui relie la vessie au milieu extérieur) dont l’origine est indéterminée. Le diagnostic est posé par exclusion des autres causes de cystite (infection, calcul ou tumeur). Elle est très proche des cystites que l’on rencontre chez la femme.Elle touche une grande partie de la population féline et est l’atteinte la plus fréquente du bas appareil urinaire. Les chats sujets à ce type de cystite peuvent faire des crises très fréquentes. Symptômes Les symptômes sont ceux de n’importe quelle cystite : douleur au moment de faire pipi, miaulement, sang dans les urines, malpropreté, urine en petites gouttes. Les symptômes peuvent être déclenchés par un « stress » au sens large : introduction ou disparition d’un membre de la famille, changement de lieu de vie, surpopulation, changement de meuble, accès à la nourriture ou à la litière inadaptée (lieu de passage, bruyant,….), litière sale, ennuie…Le type de nourriture influence également sur la fréquence des crises. Le chat est un animal qui boit peu et qui concentre énormément ces urines. Quand le chat ne mange que des croquettes et boit peu, les urines sont très concentrées. Elles peuvent alors irriter la paroi vésicale et provoquer des crises de cystites. Traitement Lors des crises, le traitement est symptomatique. Il faut administrer des anti-spasmodiques, anti-inflammatoires et parfois des antibiotiques. Le traitement de fond repose sur plusieurs axes : limiter les causes de stress (modification à minima de l’environnement du chat), une bonne gestion de la litière (nombre, propreté), l’utilisation d’anxiolytiques et l’alimentation. L’alimentation permet de réduire le nombre de crises. Il faut toujours laisser de l’eau fraîche à disposition. Certains chats ne boivent que dans des lieux un peu insolite : au robinet, la cuvette des toilettes, l’eau des plantes… Une fontaine à eau peut être une bonne alternative. Elle favorise la prise de boisson. Il faut choisir une fontaine dont le moteur est peu bruyant. L’alimentation en boîte est recommandée pour les chats qui présentent des cystites chroniques. On conseille alors de faire un repas avec des boîtes et un repas avec des croquettes. Les boîtes contiennent 90 % d’eau et elles permettent ainsi un abreuvement indirect. Pou certains chats, on conseille également de fractionner les repas en de nombreux petits repas au cours de la journée. Toutes ces mesures doivent être prises avant d’envisager un traitement à base d’anxiolytiques. Celui-ci peut être également un échec si au bout de 4 mois de traitement celui-ci est sans résultats. Dr Marianne Rouby
Quelques petits conseils pour bien gérer la litière de votre chat…
septembre 4, 2007La litière de votre chat est un point essentiel dans sa vie de petit félin domestiqué. Il y fait ses besoins (urine et selles). Ce comportement constitue pour nous les vétérinaires, le comportement d’élimination. Il existe des troubles de l’élimination, que l’on nomme la malpropreté. Afin de limiter ce type d’anomalie, une bonne gestion de la litière est fondamentale. La litière doit toujours être propre. Cela semble évident, mais le chat est un animal maniaque et ne supporte pas les odeurs nauséabondes. Il faut donc nettoyer quotidiennement sa litière en retirant le plus souvent possible les selles. Un nettoyage complet de la litière doit être fait au minimum une fois par semaine voir deux à trois fois par semaine. Le nombre de bac doit être adapté au nombre de chats, soit n bac +1 chat. En clair, si vous avez 2 chats vous devez posséder 3 bacs. Si votre logement est sur plusieurs étages, placez un bac par étage. Tous ces conseils sont, bien sûr, théorique, et doivent tenir compte des possibilités de votre logement : merci la crise du logement ! Choissez une litière non parfumée et ayant de petits cailloux. Certains chats préfèrent la terre et ils iront avec joie faire leur besoins dans vos plantes. D’autres chats aiment les surfaces lisses et vont faire leurs besoins dans les éviers, la baignoire, le bac de douche ou les toilettes pour les plus chanceux !!!! Voici quelques stratagèmes, pour attirer votre chat dans sa litière. Premier commandement : ne jamais nettoyer le site où il a fait (en dehors de son bac) avec de la javel. Les chats adorent l’odeur de la javel et retournent faire leurs besoins sur ces lieux. Donc le deuxième commandement : mettre quelques gouttes de javel dans le fond de son bac. Mimi retourna avec plaisir dans sa litière. Troisième commandement : choisir un bac fermé. Le chat s’y sent en sécurité, le lieu d’élimination doit être un lieu calme (pas de machine bruyante à proximité). D’où le quatrième commandement : le bac à litière doit être dans un lieu calme et serein, le mieux contre un mur afin que le chat puisse gratter en toute tranquillité. Il doit être également le loin de son lieu d’alimentation. On le répète, le chat est animal maniaque, qui ne supporte pas de manger à côté de ces toilettes et on le comprend bien ! En suivant ces conseils simples, vous éviterez bien de problèmes de malpropreté sans consulter votre vétérinaire préféré. Dr Marianne Rouby
Le Syndrome Urinaire Félin (SUF) Ou au secours mon chat s’est bouché !
septembre 4, 2007Définition Il s’agit d’une atteinte de la vessie et des voies excrétrices (urètre, le tuyau qui sert à uriner, en reliant la vessie à l’extérieur). La vessie et l’urètre constituent le bas appareil urinaire. Des petits cristaux ou du sable vont s’y mettre et vont entraîner une série de symptômes. L’urètre a un très petit diamètre chez le mâle, notamment dans la portion du pénis (dite portion distale). C’est ce qui explique la gravité des symptômes chez le mâle. Les causes de formation des cristaux sont variées. Le surpoids, l’inactivité, le défaut d’abreuvement, une alimentation déséquilibrée en magnésium et en phosphore sont des causes favorisant l’apparition des calculs. Il existe essentiellement 2 types de cristaux chez le chat : les struvites (ou PAM, Phosphate Amoniaco-Magnésien) et les oxalates de calcium. Les PAM se forment lorsque le pH urinaire est basique (pH>6,5). Les oxalates de calcium, eux, se forment à pH neutre ou acide (pH= ou< 6,5). Le syndrome urinaire félin fait partie d’une autre entité pathologique : les maladies du bas appareil félin et qui touche 0,5 à 1 % de la population féline. Le SUF avec obstruction constitue une urgence absolue puisque le non traitement entraîne à cours terme la mort de l’animal. Symptômes Le début des symptômes est le même chez le mâle et la femelle. Le chat exprime une gêne voir une douleur au moment de faire pipi. Il miaule, urine, par petites gouttes. Il retourne plusieurs fois par jour dans sa litière. On trouve même des traces de sang dans ses urines. Chez le mâle et très rarement chez les femelles (moins de 1 % des cas), le chat ne peut plus du tout uriner. Il est complètement bouché (obstrué) ! Il s’agit alors d’une urgence. Si votre chat n’a pas uriné depuis plus de 24 heures et que son état général s’abaisse (perte d’appétit, essai infructueux d’uriner, chat tout mou,….), il faut consulter de tout urgence votre vétérinaire (dans la journée). Traitement Lors de la première phase, votre vétérinaire vous prescrira un traitement à base d’anti-inflammatoire et d’anti-spasmodique. Il faudra faire la recherche de la nature des cristaux en faisant un examen des urines (culot urinaire) et parfois des techniques d’imagerie (échographie abdominale et radiographie). En fonction de la nature des cristaux, on pourra si il s’agit de PAM, les dissoudre médicalement en changeant l’alimentation. Cette nourriture spéciale a pour but d’acidifier les urines et ainsi dissoudre les cristaux. En cas d’oxalates de calcium, le traitement est chirurgical car aucune technique n’existe pour dissoudre ce type de calculs. On peut donner une alimentation qui va limiter la formation des cristaux. En cas d’obstruction, votre vétérinaire va hospitaliser votre chat afin de mettre une sonde urinaire en place pour permettre à l’urine de s’évacuer. Votre chat sera garder pendant plusieurs en jours en hospitalisation afin de le mettre sous perfusion et de rincer tous les jours sa vessie à l’aide de la sonde urinaire. Les complications de l’obstruction sont l’insuffisance rénale aigue qui peut entraîner la mort du chat en quelques heures. Après la levée de l’obstruction, l’insuffisance rénale peut disparaître ou le chat peut garder des séquelles. Une fois le chat stabilisé et la nature des cristaux déterminée, le traitement est le même que précédemment (à savoir le changement de nourriture). Cette maladie est récidivante. Même après le sondage, le chat peut se reboucher dans les jours qui suivent voire quelques années plus tard. Plus le chat est jeune au moment de la première obstruction, plus le risque qu’il se rebouche est élevé. En cas de rechutes répétées, il existe une chirurgie (urétrostomie) qui consiste en l’ablation du pénis et d’élargir ainsi l’orifice pour uriner. Cette chirurgie permet d’éviter les obstructions mais les symptômes de cystite peuvent persister. Elle n’est pas dénuée de complications post-opératoires, c’est pourquoi, elle n’est jamais proposée lors de la première obstruction. La complication la plus fréquente est la sténose de l’orifice créé c’est-à-dire que le trou suite à la chirurgie se « bouche ». Cette complication reste malgré tout assez rare. Dr Marianne Rouby