Définition L’hyperthyroïdie est une maladie hormonale de la glande thyroïde. Les hormones sont des « messagers » dans l’organisme qui donne des informations et qui permettent à celui-ci de s’adapter aux demandes externes. Le rôle de l’hormone thyroïdienne est de réguler la température corporelle et le métabolisme de base (système qui brûle les calories en fonction de l’activité physique). L’hyperthyroïdie est une maladie de la glande thyroïde qui entraîne une augmentation de la sécrétion des hormones thyroïdiennes (T4 et T3). Dans 99 % des cas, cette augmentation du taux d’hormones est liée à la présence de petits nodules non cancéreux (bénin) sur les glandes thyroïdiennes. Le chat présente la particularité de posséder un peu de tissu thyroïdien dans le thorax et il peut développer des lésions sur cette localisation. En général, cette pathologie touche des chats de plus de 8 ans, en moyenne vers l’âge de 13 ans. Cette atteinte de la glande thyroïde est fréquente chez le chat âgé. SymptômesVotre chat mange comme 4, il maigrit à vu d’œil et est hyperactif voir un peu agressif. Il a un peu le poil terne. Il boit beaucoup et urine en conséquence. Il est sûrement hyperthyroïdien. L’hyperthyroïdie entraîne parfois des troubles digestifs (diarrhée et vomissements). Il est temps de consulter votre vétérinaire. En fin d’évolution de la maladie, le chat peu être au contraire abattu et prostré et très maigre. Le chat hyperthyroïdien a souvent une fréquence cardiaque augmentée et peut présenter des anomalies de l’auscultation cardiaque (souffle au cœur). Diagnostic Le diagnostic d’hyperthyroïdie est fait par une prise de sang qui mesure le taux d’hormone thyroïdienne sanguine. Après le diagnostic, votre vétérinaire pourra vous proposez d’autres examens complémentaires pour rechercher d’éventuelles complications de l’hyperthyroïdie (pathologie cardiaque et hypertension artérielle). Traitement Il existe trois possibilités thérapeutiques. La plus fréquente est d’utiliser un traitement par voie orale. On donne des comprimés 1 à 3 fois par jour en fonction du chat. Ce traitement sera à vie car dès qu’on arrête, le chat redevient hyperthyroïdien. L’autre technique est d’iradier la glande thyroïde. Il faut au préalable pratiquer une scintigraphie pour vérifier la localisation du tissu anormal. Cette technique est définitive dans 90 %. En cas d’échec, une deuxième série est recommandée. Ces inconvénients sont le coût (technique onéreuse), la nécessité de laisser le chat hospitalisé pendant une semaine (selles et urines radioactives), le peu de centres vétérinaires équipés pour pratiquer cette technique. Elle nécessite toujours avant une période où on donne les comprimés par voie orale pour évaluer la tolérance au traitement.La dernière technique est chirurgicale. Elle est toutefois peu recommandée car elle nécessite un chirurgien très expérimenté.Le pronostic de l’hyperthyroïdie est bon après stabilisation médicale. Le chat peut vivre de nombreuses années après le diagnostic. Dr Marianne ROUBY
Archives pour juillet 2007
L’hyperthyroïdie féline
juillet 25, 2007Prévention de la maladie parodontale et hygiène buccco-dentaire du chat
juillet 23, 2007Est ce que imaginez ne pas vous brosser les dents pendant 10 ou 15 ans? Cela vous paraît sans doute aberrant et pourtant c’est ce que subit probablement votre chat!Autrefois, le régime alimentaire des animaux leur permettait de mastiquer des viandes dures non dépecées. Cette action facilitait l’élimination mécanique de la plaque dentaire. L’alimentation de nos compagnons ayant évoluée, il faut soigner ses dents, surtout si vous le nourrissez avec une alimentation molle type boites. Ces soins visent à limiter la formation de la plaque dentaire.L’idéal est donc de lui brosser les dents. Habituez le dès son plus jeune âge. les soins dentaires doivent faire partie des soins hygiéniques au même titre que les soins des yeux et des oreilles. Néanmoins, même un chat adulte peut tout à fait s’adapter à cette nouvelle épreuve!Certes si vous arrivez du jour au lendemain armé d’une brosse et d’un dentifrice (objet non identifié pour votre chat!), cela risque de tourner à la catastrophe… Patience et persevérance sont les clés du succès! Commencez par habituer votre compagnon à passer votre doigt sur la surface des dents. Profitez en pour le féliciter dès qu’il se laisse faire et récompensez le à la fin éventuellement par une petite friandise ou au moins un énorme calin. Il associera alors cet acte à quelque chose d’agréable. Il ne faut pas braquer votre chien. Faites cette action sur une très courte durée au départ, pour en arriver au bout de plusieurs semaines à un brossage complet durant deux minutes. Lorsqu’il est habitué à cette situation, faites la même chose avec du dentifrice sur le doigt. Il faut employer un dentifrice pour chien et chat, adapté aux goûts de votre ami. En effet, les chats n’aiment pas forcément le goût de la menthe. De plus, la mousse produite par nos dentifrices risque de l’effrayer. Après cette deuxième étape, il vous reste à utiliser la brosse à dent. Il convient de brosser de haut en bas pour la mâchoire supérieure et de bas en haut pour la mâchoire inférieure. Le brossage doit être fait régulièrement, si possible au moins trois fois par semaine. C’est le meilleur moyen de lutter contre la maladie parodontale car il possède une action antiseptique et donc diminue la quantité de bactérie dans la bouche et une action abrasive qui élimine la plaque dentaire.En complément du brossage ou si cette action est vraiment impossible, l’application de gels antiseptiques contenant de la chlorhexidine est intéressante. Ils existent sous forme de gel ou de sprays. Ils permettent de réduire la charge bactérienne de la cavité buccale. Ceci permet de limiter la mauvaise haleine. En revanche, l’absence d’action mécanique ne permet pas l’élimination de la plaque dentaire et le tartre continuera de se développer.La mastication permet d’avoir par effet mécanique une action sur la plaque dentaire. L’alimentation joue donc un rôle important. L’alimentation humide ne permet pas cette action. Il est préférable d’utiliser des croquettes. Celles-ci doivent être bien dures pour ne pas exploser trop rapidement en bouche. Choisissez-les de taille suffisante car souvent les gros gloutons avalent leurs croquettes sans les mâcher. Certaines croquettes sont spécialement étudiées pour les chats sujets aux problèmes dentaires. Elles sont grosses et très fibreuses. Certaines contiennent des substances qui piège le calcium de la salive ce qui limite la formation de tartre. Elles ont une action mécanique mais pas antiseptique. Vous pouvez donc leur associer des petits bouchons complémentés en enzymes assurant une action antibactérienne. Vous les trouverez chez votre vétérinaire.Plusieurs choix s’offrent donc à vous pour assurer une bouche saine et une haleine fraîche à votre chien. Le brossage est de loin le plus efficace mais si votre toutou adoré se transforme en Jack L’Eventreur dès que vous voulez le faire, il vous reste quelques solutions! Dr Axelle Barot
Prévention de la maladie parodontale et hygiène buccco-dentaire chez le chien
juillet 23, 2007Est ce que imaginez ne pas vous brosser les dents pendant 10 ou 15 ans? Cela vous paraît sans doute aberrant et pourtant c’est ce que subit probablement votre chat!Autrefois, le régime alimentaire des animaux leur permettait de mastiquer des viandes dures non dépecées. Cette action facilitait l’élimination mécanique de la plaque dentaire. L’alimentation de nos compagnons ayant évoluée, il faut soigner ses dents, surtout si vous le nourrissez avec une alimentation molle type boites. Ces soins visent à limiter la formation de la plaque dentaire.L’idéal est donc de lui brosser les dents. Habituez le dès son plus jeune âge. les soins dentaires doivent faire partie des soins hygiéniques au même titre que les soins des yeux et des oreilles. Néanmoins, même un chat adulte peut tout à fait s’adapter à cette nouvelle épreuve!Certes si vous arrivez du jour au lendemain armé d’une brosse et d’un dentifrice (objet non identifié pour votre chat!), cela risque de tourner à la catastrophe… Patience et persevérance sont les clés du succès! Commencez par habituer votre compagnon à passer votre doigt sur la surface des dents. Profitez en pour le féliciter dès qu’il se laisse faire et récompensez le à la fin éventuellement par une petite friandise ou au moins un énorme calin. Il associera alors cet acte à quelque chose d’agréable. Il ne faut pas braquer votre chien. Faites cette action sur une très courte durée au départ, pour en arriver au bout de plusieurs semaines à un brossage complet durant deux minutes. Lorsqu’il est habitué à cette situation, faites la même chose avec du dentifrice sur le doigt. Il faut employer un dentifrice pour chien et chat, adapté aux goûts de votre ami. En effet, les chats n’aiment pas forcément le goût de la menthe. De plus, la mousse produite par nos dentifrices risque de l’effrayer. Après cette deuxième étape, il vous reste à utiliser la brosse à dent. Il convient de brosser de haut en bas pour la mâchoire supérieure et de bas en haut pour la mâchoire inférieure. Le brossage doit être fait régulièrement, si possible au moins trois fois par semaine. C’est le meilleur moyen de lutter contre la maladie parodontale car il possède une action antiseptique et donc diminue la quantité de bactérie dans la bouche et une action abrasive qui élimine la plaque dentaire.En complément du brossage ou si cette action est vraiment impossible, l’application de gels antiseptiques contenant de la chlorhexidine est intéressante. Ils existent sous forme de gel ou de sprays. Ils permettent de réduire la charge bactérienne de la cavité buccale. Ceci permet de limiter la mauvaise haleine. En revanche, l’absence d’action mécanique ne permet pas l’élimination de la plaque dentaire et le tartre continuera de se développer.La mastication permet d’avoir par effet mécanique une action sur la plaque dentaire. L’alimentation joue donc un rôle important. L’alimentation humide ne permet pas cette action. Il est préférable d’utiliser des croquettes. Celles-ci doivent être bien dures pour ne pas exploser trop rapidement en bouche. Choisissez-les de taille suffisante car souvent les gros gloutons avalent leurs croquettes sans les mâcher. Certaines croquettes sont spécialement étudiées pour les chats sujets aux problèmes dentaires. Elles sont grosses et très fibreuses. Certaines contiennent des substances qui piège le calcium de la salive ce qui limite la formation de tartre. Elles ont une action mécanique mais pas antiseptique. Vous pouvez donc leur associer des petits bouchons complémentés en enzymes assurant une action antibactérienne. Vous les trouverez chez votre vétérinaire.Plusieurs choix s’offrent donc à vous pour assurer une bouche saine et une haleine fraîche à votre chien. Le brossage est de loin le plus efficace mais si votre toutou adoré se transforme en Jack L’Eventreur dès que vous voulez le faire, il vous reste quelques solutions! Dr Axelle Barot
LA BOUCHE DE VOTRE CHIEN
juillet 23, 2007Vous ne regardez certainement pas régulièrement la bouche et les dents de votre chat. Pourtant, elles doivent faire l’objet de soins de la même manière que vous lui nettoyez les oreilles et les yeux. La salive permet de protéger les dents et la gencive en apportant divers mécanismes de protection contre les bactéries. Elle apporte également des sels minéraux riches en calcium, ce qui participe à la formation du tartre.A la naissance, les chatons naissent sans dents. Elles apparaissent vers l’âge de 3 semaines, souvent d’abord les canines, et les incisives puis les prémolaires entre 5 et 6 semaines. Les chatons possèdent 26 dents. Comme chez nous, les dents de lait tombent et sont donc remplacées par les dents définitives. Malheureusement, le plus souvent vous ne retrouverez pas les dents de lait, la petite souris ne passera donc pas! A partir du troisième mois, le changement de dents commence, incisives et canines d’abord puis molaires et prémolaires.Surveillez que toutes les dents de lait soit bien tombées car dans certains cas celles-ci font de la resistance! Or, il y a dans ce cas l’accumulation de débris alimentaires entre la dent de lait et la dent définitive puisqu’elles sont très rapprochées. Ceci provoque alors une gingivite (les gencives sont rouges et douloureuses). De plus la dent définitive risque de pousser de travers. Surveillez donc particulièrement les incisives et les canines qui sont les dents présentant le plus souvent ce problème. Ceci est néanmoins beaucoup plus rare chez le chat que chez le chien. Votre compagnon possède 30 dents à l’âge adulte. Sur la mâchoire supérieure, il a de chaque coté 3 incisives, 1 canine, 3 prémolaires et 1 molaire. La mâchoire inférieure se compose par côté de 3 incisives, 1 canine, 2 prémolaires et 1 molaires. Les canines lui permettent de tenir, attraper ou encore déchirer. Les prémolaires permettent de couper, tenir et déchirer et les molaires de broyer.Chaque dent est composée de plusieures couches : l’émail, dur et très minéralisé, la dentine contenant des fibres nerveuses (elle représente la partie sensible de la dent pouvant être le siège de douleurs), la pulpe dentaire qui contient notamment des vaisseaux sanguins et des nerfs et le cément qui permet de fixer la dent dans l’os de la mâchoire. La dent est maintenue en place grâce à un tissu de soutien appelé parodonte. Il se compose du ligament parodontal, qui fixe la dent dans l’os de la mâchoire et de la gencive. L’os qui entoure la dent est appelé os alvéolaire.Les structures dentaires décrites ci-dessus peuvent faire l’objet de différentes maladies mais la plus fréquente est liée au developement du tartre. Cette maladie appelée maladie parodontale. Si votre chat a mauvaise haleine, les gencives rouges ou du mal à mâcher, un petit examen de sa bouche par votre vétérinaire s’impose! Dr Axelle Barot
Le syndrome coryza félin
juillet 23, 2007Définition Le coryza est une maladie respiratoire fréquente chez le chat surtout dans les collectivités de chats (chatteries, chats errants). Il s’agit d’une « grippe » du chat. Il regroupe plusieurs agents pathogènes qui sont des virus. On retrouve deux types de virus : calicivirus et l’herpès virus de type 1. Il est fréquent de rencontrer des surinfections à chlamydia (bactéries intra-celluaire). Il est important de retenir deux choses à propos de ces virus. Ils sont très résistants dans le milieu extérieur d’où l’extrême contagion de ces 2 pathologies. Le calicivirus a une capacité de mutation c’est-à-dire qu’il se transforme en une nouvelle souche virale afin d’échapper aux défenses immunitaires de son hôte (à savoir votre chat) échappant ainsi partiellement à la vaccination. Ceci explique qu’un certain nombre de chats vaccinés développent malgré tout la maladie. La maladie se transmet par les écoulements nasaux et oculaires ainsi que la salive. Le pic d’infection de la maladie est en hiver. Les chats ayant été infectés une fois par les virus sont considérés comme des porteurs chroniques. Ils peuvent, lors de stress au sens large (déménagement, introduction d’un autre animal, anesthésie, traitement immuno-suppresseur, leucose, FIV, ect…), déclencher des symptômes de coryza. Ils sont également source d’infection pour leurs congénères. Symptômes et diagnostic Les symptômes, les premiers jours, sont de la fièvre et une baisse de l’appétit. Puis se développent des symptômes respiratoires : éternuments, nez qui coule, yeux rouges, chat qui bave et qui a du mal à manger (difficultés à mâcher et à avaler). Ceci est lié souvent à la présence d’ulcères buccaux (sortes d’aphtes) sur la langue et le palais ainsi que de stomatites (gencives rouges). Le chat peut également développer des ulcères cornéens. Les complications fréquentes sont les surinfections respiratoires avec une évolution vers une pneumonie, pouvant entraîner le décès de l’animal. Une guérison est obtenu en une 10 zaine de jours. Le diagnostic est clinique (symptômes et historique de l’animal). On peut également recherché par prélèvements buccaux ou oculaires, les 2 virus (technique PCR) afin de déterminer le statut de l’animal vis-à-vis de ces deux virus. Une radiographie pulmonaire peut vous êtes proposé afin de rechercher des signes de pneumonie. Traitement Comme toute maladie virale, il n’y a pas de traitement direct contre le virus. On va alors gérer les complications. Lors de symptômes respiratoires, on proposera, en fonction de l’intensité des symptômes, une mise sous antibiotiques pour limiter les surinfections. Les anti-inflammatoires sont indiqués lors de fièvre intense afin de permettre au chat de retrouver l’appétit. Une aérosolthérapie (inhalation) permet de dégager les voies respiratoires. Votre vétérinaire vous expliquera la mise en œuvre de celle-ci. Pour les aphtes, on peut appliquer des gels anesthésiques sur les lésions afin de soulager l’animal. En cas de symptômes buccaux plus intense, un bilan bucco-dentaire associé à des soins plus spécifiques (extraction dentaire) peut être nécessaire. Les complications oculaires (ulcères cornéens) sont traités par des collyres ou parfois nécessitent même une chirurgie.
Actuellement de nouveaux traitements peuvent être proposé afin de renforcer le système immunitaire du chat ce qui permettra de se débarasser du virus ou de diminuer le nombre de virus (charge virale). Il s’agit des traitements à base d’interféron (locale ou par voie générale). Leur efficacité à ce jour est peu connue. Prophylaxie Le meilleur moyen de prévention du coryza est la vaccination. On débute les vaccinations dès l’âge de 6 semaines avec un rappel 1 mois plus tard puis tous les ans.
Si vous avez hébergé un chat porteur, bien désinfecter avec de l’eau de javel les lieux où celui-ci à séjourner. Le mieux est de faire un vide sanitaire avant d’introduire un nouveau chat (7 jours). En communauté (chatteries, élevage) cela n’est toujours pas techniquement possible. On choisira d’isoler les animaux malades des sains. Dr Marianne Rouby
Le nettoyage des oreilles
juillet 23, 2007 Le nettoyage des oreilles fait parti des soins des hygiènes réguliers que l’on recommande, notamment chez certaines races de chiens qui ont les oreilles tombantes (braque, labrador, CKC,….). De plus certains chiens (ex : cocker) possèdent plus de glandes cérumineuses et fabriquent donc plus de cérumen que d’autres ce qui a tendance à encrasser le conduit auditif. Il est fréquent de soulever les oreilles de votre animal et de sentir une odeur rance associé à de gros dépôts marron. Chez le chat, le nettoyage est moins indispensable, les oreilles de chats ne retombant pas et ne sécrétant pas beaucoup de cérumen. Seul quelques races comme les siamois, les orientaux, les sphinx ou les rex peuvent produire du cérumen.Chez l’animal normal, la fréquence de nettoyage est tous les 15 jours à 3 semaines. Pour d’autres, un nettoyage hebdomadaire s’avère nécessaire. Un bon nettoyage auriculaire permet de limiter les otites dont la cause numéro est la mauvaise hygiène. Pour les chiens nageurs et plongeurs, il est très important de nettoyer les oreilles après chaque bain. Les types de produits, que vous devez utiliser, sont des produits spécifiques pour l’hygiène auriculaire des carnivores domestiques que vous trouverez chez votre vétérinaire. Le produit ne doit pas être gras.
La technique de nettoyage est simple. Pas d’angoisse de faire des dégats dans l’oreille de votre fidèle ami, la nature est bien faite, le conduit auditif chez les carnivores fait un coude et vous ne pouvez pas percer le tympan contrairement à chez l’homme. A proscrire les cotons tiges, ils enfoncent le cérumen dans le fond du conduit. Pour le nettoyage, on se munit du produit nettoyant, d’un petit mouchoir en tissu et de ses menottes. Il faut d’abord instiller une petite giclée du produit dans le conduit auditif (ne pas hésiter à bien rentrer l’embout) puis on masse énergiquement la partie cartilagineuse du pavillon (partie à la base de l’oreille) afin de faire remonter toutes les saletés du fond du conduit totalement inaccessible (cause fréquente de rechute des otites). Puis on retire le jus marron à l’aide du kleenex. En cas d’oreilles très sales, on peut être amener à répéter plusieurs fois l’opération. Eventuellement, en fin de nettoyage vous pouvez finir les plis cartilagineux du conduit externe avec un coton tige. Attention, lors du dépôt du produit, votre animal risque de se secouer frénétiquement la tête, ce qui a pour conséquence, si vous ne tenez pas le conduit auditif, de vous repeindre totalement avec le produit. Protégez vous contre ces projections intempestives (ou au moins préparez vous psychologiquement !). Voilà vous êtes prêts ! C’est à vous. Dr Marianne Rouby
La leucose féline
juillet 23, 2007 Définition La leucose féline est une maladie virale, liée à la présence d’un virus, le FelV (rétrovirus genre oncornavirus C). La présence de ce virus chez le chat induit une immuno-suppression (diminution du système immunitaire) rendant l’animal sensible à de nombreuses infections ainsi que le développement de tumeurs (cancers). C’est l’une des maladies infectieuses les plus importante de l’espèce féline mais aussi une des plus complexe. Epidémiologie Le taux de chat infectés dépend essentiellement de leur lieux de vie : moins de 1% pour les chats vivants seuls chez des particuliers depuis leur plus jeune âge et jusqu’à 30 % pour les collectivités de chats errants.Le mode de contamination se fait par des chats atteints par le virus et présentant une virémie permanente (présence de virus dans le sang). Le virus est transmis par les larmes, la salive, les selles, les urines, le sang, le lait. Toutefois la présence du virus est beaucoup plus faible dans les urines et les selles.Il est important de retenir que le virus est peu résistant dans le milieu extérieur. La contamination nécessite la rencontre direct entre un chat porteur et un chat sain. De plus la contamination n’est pas systématique. Elle dépend de l’âge de l’animal : le chaton est très sensible à l’infection. 70% à 100% des chatons deviennent porteurs chroniques de la maladie contre 10% à 20% pour des chats à l’âge adulte lors d’exposition répétée au virus. La contamination dépend aussi de la force du système immunitaire des chats. Lors de l’exposition au virus, on distingue 3 catégories de chats. La première (très bon système immunitaire soit 40 % des chats) va se protéger contre le virus et ne développera jamais la maladie. Une deuxième catégorie (système immunitaire moyen soit 30 % des chats) seront dit virémique transitoire et élimine le virus en quelques mois. Enfin la dernière catégorie de chats virémique permanent (30 % des animaux) et qui développera la maladie.La contamination se fait selon plusieurs modes : lors de bagarre (morsure profonde), rapport sexuel, par la mère (passage par le placenta et au cours de l’allaitement), lors de toilette répétée entre chats. Symptômes On distingue deux catégories de symptômes, ceux liés à la primo-infection (entrée du virus dans l’organisme) et ceux après l’installation du virus.
La primo-infection se déroule en 3 à 6 semaine et est dû à la multiplication du virus dans le sang. Le chat est abattu, présente de la fièvre et de gros ganglions. A l’issu de cette première infection soit le chat guéri totalement (disparition des symptômes et du virus) soit il devient porteur chronique (disparition des symptômes et persistance du virus). La phase clinique peut apparaître quelques mois à plusieurs années après la primo-infection. La moyenne de survie au cours de cette phase est de 3 ans. La clinique de cette virose est très variée. Chez la chatte gestante, la leucose est responsable d’avortement et de mort fœtale. Le FelV induit de nombreux cancers : lymphosarcome médiastinaux, multicentrique, leucémies lymphoïdes, leucémies myéloïdes, fibrosarcomes. Le chat peut développé de nombreux troubles de la lignée rouge (plaquettes et globules rouges) : anémie anaplasique, auto-immune. La leucose est également responsable d’immunodépression. Des maladies opportunistes vont se développer (cystite, infection dentaires, pulmonaires, toxoplasmose, hémobartonellose, mycoses,…). Le décès du chat est inéluctable. Diagnostic Le diagnostic de certitude est établi par une prise de sang (sérologie technique ELISA) afin de rechercher la présence du virus. Un premier prélèvement doit être réalisé et un second 12 semaines plus tard afin de confirmer le premier test. Prophylaxie Il convient dans un premier temps d’identifier tous les chats porteurs de la leucose. C’est pourquoi votre vétérinaire vous proposera systématiquement un test de dépistage lors de l’acquisition d’un nouveau chat surtout si vous possédez déjà un petit félin. En fonction des résultats du test, votre vétérinaire vous conseillera sur la conduite à tenir. Chaque cas est particulier et aucune règle générale ne peut être appliqué. La gestion de la leucose n’est pas la même si on se place en collectivité ou chez des particuliers. Les détergents neutralisent le virus. Il est donc très important dans les collectivités de chats notamment, de nettoyer tous les jours les gamelles, litières et cages. On conseille également d’isoler les animaux sains des porteurs (en collectivité).Il existe un vaccin contre la leucose. Ce vaccin n’est pas efficace à 100 %. Il doit être recommandé essentiellement chez des animaux surexposés à la maladie (chats sortant à l’extérieur régulièrement). Il est donc important de retenir qu’un chat vacciné peut quant même s’infecter avec le FelV. On conseillera également un dépistage systématique avant la première vaccination contre la leucose. Traitement Il n’existe pas de traitement permettant de guérir le chat. La lutte contre le virus passe par des traitements visant à stimuler le système immunitaire (interféron) mais leur efficacité à ce jour n’est pas réellement démontrée. Les complications liés au virus (tumeurs, infections) doivent être traité spécifiquement afin d’améliorer et d’allonger l’espérance de vie de l’animal. La mort ne peut cependant être évitée. Dr Marianne Rouby
Le typhus chez le chat
juillet 19, 2007DéfinitionLe typhus ou panleucopénie féline est une maladie virale, extrêmement contagieuse, donnant une diarrhée hémorragique, souvent mortelle chez le chaton et le vieux chat. Le typhus est heureusement très rare de nos jours, ayant quasiment disparu grâce à la vaccination.Ce virus appartient à la famille des parvovirus et se rapproche donc de la parvovirose canine. Il est extrêmement résistant dans le milieu extérieur (résistance aux détergents, javel, formol, à la pasteurisation) ce qui explique le caractère très contagieux de la maladie. Symptômes Le chat présente une diarrhée hémorragique très importante, d’apparition brutale associée parfois à des vomissements. L’animal présente un état général très mauvais. Il est abattu, prostré, ne mange pas et ne boit pas. Il est général très déshydraté. Les troubles digestifs sont dit incoercibles c’est-à-dire continu. Les symptômes de ce type sont essentiellement rencontrés chez le jeune animal et chez le chat âgé, chez le chat adulte les symptômes sont plus modérés.
On rencontre en général le typhus dans les collectivités de chats (chats errants vivants en groupe) n’étant pas vaccinés. La mortalité est élevée et certaine, en l’absence de traitement, en quelques jours maximum (24 à 36 heures après le début de l’infection).
Diagnostic et traitement Le diagnostic peut être posé par une recherche du virus dans les selles (écouvillon rectal). En cas de diarrhée hémorragique profuse associée à une baisse très importante de l’état général, il est indispensable de faire hospitaliser votre animal afin de mettre en œuvre un traitement symptomatique des troubles digestifs. En effet, l’état actuel des connaissances (humaine et vétérinaire), ne permet pas de donner de traitement efficace contre les virus. Seul un traitement symptomatique sera administré au cours l’hospitalisation. Il nécessite une mise sous perfusion et l’administration d’anti-vomitif et anti-diarrhéique.
Il est donc important de faire vacciner son animal contre le typhus. Le vaccin est très efficace et ne comporte pas d’effets secondaires. Il a permis d’éradiquer en grande partie cette maladie. Le meilleur moyen de prévention est donc la vaccination de tous les chats même de ceux vivant en milieu clos. Dr Marianne Rouby
La gestation chez la chatte
juillet 11, 2007La gestation (grossesse) chez la chatte dure entre 52 et 74 jours avec une durée moyenne de 65 jours. La plus part des chattes mettent bas entre le 64ème et 66ème jour. La détermination du moment de la fécondation est difficile car la chatte a souvent été saillie à l’extérieur. Il est possible de confirmer le diagnostic de gestation à partir de 21ème jour après la saillie par échographie abdominale. On peut également déterminer à quelques jours près, l’âge des fœtus. En revanche, le nombre de chatons sera déterminer après le 45ème jour par radiographie. On compte alors le nombre de crânes et de colonnes visibles. Il est important de faire suivre votre chatte par votre vétérinaire. Vous devez lui présenter à partir du 21ème jour pour confirmer le diagnostic de gestation puis après le 45ème jour afin de déterminer le nombre de petits pour être certain qu’au moment de la mise bas tout le monde est bien sorti….Au cours de la gestation et notamment sur le dernier tiers, la chatte doit recevoir une alimentation riche en protéine et en calcium afin de couvrir le déficit énergétique lié à son état. Le mieux est de l’alimenter avec une nourriture pour chaton que vous vous procurerez dans le réseau spécialisé (vétérinaire ou animalerie). Vous garderez cette alimentation lors de la lactation qui est aussi un moment de grande perte énergétique pour la chatte. En cas d’aliment carencé votre chatte pourra présenter une hypocalcémie sévère (chute du calcium dans le sang) et un état de faiblesse pouvant aller jusqu’à l’hospitalisation.Votre vétérinaire est là pour vous conseillez dans cette période mêlant la joie, l’excitation mais aussi l’angoisse du bon déroulement de la gestation et de la mise bas. N’oubliez que la nature est bien faite et que la plus part des chattes s’autogèrent très bien et que bien souvent nous, humains, sommes plus stressés que nos petits amis à quatre pattes! Dr Marianne Rouby
La mise bas chez le chat,
juillet 11, 2007La chatte met bas vers le 65ème jour de gestation. Le terme de la gestation peut être plus tardif (jusqu’à 74 jours chez certaines chattes) notamment chez les primipares (chattes pour lesquelles il s’agit de la première mise bas ou en cas de portée avec 1 ou 2 chatons). Les premières modifications sont le changement de comportement de la chatte. Elle cherchera soit à s’isoler ou au contraire deviendra très collante dans les jours qui précèdent le début du travail. Elle peut se mettre à gratter ou faire une sorte de niche (sous votre couette ou dans une armoire). Le tissu mammaire va s’hypertrophier et quelques jours avant la mise bas on peut noter la présence de lait. La température corporelle chute vers les 37,7°C. On peut visualiser le bouchon muqueux avant le début des contractions (pertes rougeâtres). Lors des premières contractions, vous devez rester discret, ne pas manipuler les petits. Si la chatte ressent le moindre stress, elle peut rejeter les chatons (ne pas les allaiter voir les manger !). Une fois engagé, le chaton doit sortir dans les 30 minutes. Il peut se présenter soit la tête et les pattes avant en premier ou par les postérieurs sans que se soit anormal. Le placenta suit en général et la chatte le mange. L’intervalle entre 2 chatons peut être long (quelques heures). La chatte se repose entre les bébés. Certaines chattes expulsent les derniers chatons plusieurs heures (parfois 12 h) près le début du travail. Donc ne pas se précipiter sur la césarienne. Le déroulement de la mise bas dans le calme conditionne beaucoup le caractère maternel de la chatte et sa capacité à s’occuper de ses petits. A la fin du travail bien vérifier que le nombre de chatons correspond au nombre calculé par radiographie et que tout le monde est bien sorti. La chatte et ses petits doivent être placé dans une pièce dont la température est environ de 20 à 25 °C. Les chatons ne peuvent pas réguler leur température et risquent donc de mourir d’hypothermie. Surveillez que les chatons sont tous bien vifs et qu’ils tètent correctement. En cas de doute n’hésitez à contacter votre vétérinaire qui vous soutiendra dans ce moment de bonheur mais aussi de stress ! Dr Marianne Rouby